Un salaire minimum minoré pour les mineurs, et un accès restreint au RSA avant 25 ans : deux règles qui traitent les jeunes différemment du reste de la population active. Cadre légal actuel, puis arguments des deux côtés, sans les départager.
Smic horaire brut : 12,31 € depuis le 1ᵉʳ juin 2026. Abattement légal, facultatif pour l'employeur :
| < 17 ans, < 6 mois d'expérience dans la branche | 80 % — 9,85 €/h |
| 17-18 ans, < 6 mois d'expérience | 90 % — 11,08 €/h |
| 18 ans ou plus, ou 6 mois acquis | 100 % — 12,31 €/h |
Régime distinct des apprentis/contrats de professionnalisation (barème croisant âge et année de contrat, de 27 % à 78 % ou plus du Smic). Source : Code du travail art. D. 3231-3 s. ; barèmes Urssaf/DGT.
| RSA classique | 25 ans ou plus, sans condition d'activité |
| Parent isolé / enceinte | Aucune condition d'âge ni d'activité |
| RSA jeune actif | 18-24 ans, 3 214 h travaillées sur 3 ans |
Montant forfaitaire personne seule : 651,69 €/mois (avril 2026), identique quelle que soit la voie d'accès.
Source : Code de l'action sociale et des familles art. L262-2 s. ; montants Caf/MSA.
Un jeune de 18 à 24 ans, non étudiant, sans les 3 214 heures requises pour le RSA jeune actif, et sans droits ouverts à l'assurance chômage, ne peut prétendre ni au RSA classique, ni au RSA jeune actif, ni au chômage. La Garantie jeunes couvre une partie de ce public, avec un montant plus faible (~535 €) et un accompagnement contraignant — ce n'est pas un équivalent strict du RSA. Toute mesure sur « les minima sociaux des jeunes » doit préciser quel levier elle actionne : âge, condition d'activité, ou montant.
À réviser à chaque revalorisation du Smic et à chaque loi de finances modifiant les montants ou conditions du RSA.