Ces deux impôts concentrent une grande partie des désaccords de la campagne. Cette fiche pose d'abord le cadre légal actuel, puis présente, sans les départager, les arguments de leurs partisans et de leurs critiques.
| Seuil d'entrée | Patrimoine immobilier net taxable > 1 300 000 € |
| Début du calcul | Barème appliqué dès 800 000 € (seuls les patrimoines > 1,3 M€ sont réellement imposés) |
| Barème | 0,5 % · 0,7 % · 1 % · 1,25 % · 1,5 % selon la tranche, jusqu'à 10 M€ et au-delà |
| Résidence principale | Abattement de 30 % |
| Plafonnement | IR + PS + CEHR + IFI ≤ 75 % des revenus |
| Conjoint / PACS | Exonération totale |
| Enfant (ligne directe) | Abattement 100 000 €, barème 5 % à 45 % |
| Frère / sœur | Abattement 15 932 €, taux 35–45 % |
| Sans lien de parenté | Abattement 1 594 €, taux 60 % |
Fait budgétaire à noter : ce barème n'a pas été revalorisé depuis 2011, malgré une inflation cumulée supérieure à 25 % — soit un alourdissement progressif et silencieux, indépendant de toute réforme votée.
Le comparateur classe par revenu. L'IFI et les successions portent sur le patrimoine. Le seuil « classes aisées » du simulateur (~38 780 €/an/UC) est très inférieur au seuil de l'IFI (1,3 M€ de patrimoine). La quasi-totalité des personnes classées « aisées » par leur revenu ne sont pas redevables de l'IFI — et inversement, un ménage modeste propriétaire en zone tendue peut l'être sans en avoir les liquidités. Toute fiche traitant de ces sujets doit le rappeler.
L'évaluation de la réforme ISF → IFI (2018) n'a pas permis de conclure de façon définitive sur ses effets sur l'investissement ou les départs/retours de contribuables fortunés. Des économistes défendent des lectures opposées de ces mêmes données. Mon Choix 2027 ne tranche pas ce débat empirique.
À revoir à chaque loi de finances susceptible de modifier ces barèmes.